Sherbrooke Mission du comité de toponymie Le comité de toponymie se réunit pour alimenter la banque de toponymes afin que celle-ci ait suffisamment de noms pour répondre aux besoins de la ville dans tous les domaines comme les rues, boulevards, parcs, édifices, ruisseaux, etc. Le comité évalue les propositions de désignation et fait des recommandations au conseil municipal. Le comité doit s’assurer que les toponymes reflètent les aspirations de la population, tout en rappelant l’histoire et le milieu naturel de la ville.
Règles toponymiques Pour le fonctionnement du comité de toponymie et pour toutes les personnes désirant une définition relative à la toponymie, la référence du comité est le site Internet de la Commission de toponymie du Québec, section terminologie géographique, ainsi que le Grand dictionnaire terminologique de l’Office québécois de la langue française. L’usage des noms composés La justification d’utiliser des noms composés s’explique de la façon suivante : l’ajout du prénom permet de préciser qui l’on veut honorer. La Ville voulait honorer M. Louis Bilodeau, le toponyme devait être autoroute Louis-Bilodeau. En écrivant autoroute Bilodeau, est-ce Louis que l’on voulait honorer ou est-ce la famille Bilodeau? Aussi, en écrivant seulement le patronyme (nom de famille) avec le nombre de noms de rues que la ville possède, on manquerait de noms. Les noms composés permettent d’honorer plusieurs membres d’une même famille ou encore des personnes sans parenté mais ayant le même patronyme. Nous n’aurions pu honorer M. Jacques O’Bready, puisque la rue O’Bready existait déjà. La rue O’Bready pour Moïse O’Bready, le père de Jacques O’Bready. Demande de désignation Toute personne morale ou physique qui désire soumettre un toponyme doit compléter le formulaire en annexe. Les informations servent au comité de toponymie afin d’évaluer la proposition de désignation. Adoption des nouveaux toponymes Nouvelles thématiques de noms de rues : Les nouvelles thématiques sont recommandées par le comité de toponymie et adoptées par le conseil. À chaque thématique sont associés des toponymes qui sont recommandés par le comité et adoptés par le conseil, puis versés dans la banque de toponymes. Désignation des rues locales : Le Service de la planification et du développement urbain (SPDU) est responsable de la désignation des nouvelles rues locales. Les noms de ces rues ont été recommandés par le comité de toponymie et adoptés par le conseil municipal au préalable. Le SPDU utilise les noms de la banque de toponymes. Désignation des parcs, des édifices publics et des grandes artères : Le SPDU propose au conseil municipal le futur nom qui est issu de la banque de toponymes. Le comité peut formuler une recommandation. Le conseil adopte la proposition. Le conseil doit en tout temps approuver un nouveau toponyme avant que celui-ci ne soit versé dans la banque des toponymes. Tous les toponymes adoptés par le conseil sont transmis à la Commission de toponymie du Québec pour officialisation.
RÈGLES ET CRITÈRES TOPONYMIQUES Au Québec, les Municipalités et Villes sont responsables du choix des odonymes (nom des voies de communication) sur leur territoire. La référence en toponymie est le site Web de la Commission de toponymie du Québec, section Normes et procédures. 7.1 Critères de choix de la Commission de toponymie du Québec Les principaux critères toponymiques de la Commission de toponymie du Québec identifiés dans la présente Politique servent de référence pour le choix des toponymes municipaux. L’ensemble des critères de choix de la Commission de toponymie du Québec est précisé sur le site Web de la Commission de toponymie du Québec, section Normes et procédures, sous-section Critère de choix. 7.1.1 Unicité du toponyme Puisque les toponymes sont nécessaires pour nos déplacements et notre localisation (ex. : services d’urgence) sur un territoire donné, il ne peut exister deux toponymes municipaux identiques, ce qui engendrerait des confusions de lieu. 7.1.2 Unicité du nom du lieu Toute entité géographique ou lieu municipal ne se voit attribuer qu'un seul nom officiel. De la même façon, la Commission de toponymie du Québec n'officialise qu'un seul nom pour une voie de communication ou pour chacun de ses tronçons. 7.1.3 Absence de doublon, d’homophone ou d’homographe Pour des raisons de sécurité publique et considérant que les odonymes composent les adresses des immeubles, la présente Politique n’autorise aucun doublon, homophone ou homographe pour les noms des voies de communication puisque ceux-ci pourraient engendrer une confusion de lieux. 7.1.4 Usage courant Les toponymes dont l'usage est le mieux établi doivent avoir priorité s'ils ne dérogent pas à d'autres critères. Dans les cas d'usages parallèles et également répandus, on accorde la préférence aux noms qui répondent le mieux aux autres critères. Le respect de l'usage courant est l'un des critères fondamentaux en toponymie. 7.1.5 Pérennité des toponymes Considérant que la toponymie est un des outils servant à mieux connaître notre histoire, notre territoire, nos milieux naturels, notre diversité culturelle et nos personnages et familles importants, il est donc contraire à la présente Politique et à celle de la Commission de toponymie du Québec de faire disparaître un toponyme en le remplaçant par un autre. Ainsi, ce n’est que très exceptionnellement, en cas de force majeure, qu’un changement de nom puisse être envisagé. 7.1.6 Langue du générique Le générique est en français. Toutefois, en ce qui concerne les entités naturelles, la langue du générique peut n'être pas française si l'importance du lieu désigné est locale et si le nom de ce lieu est en usage exclusivement dans cette langue autre que française. 7.1.7 Langue du spécifique Sauf exception justifiable, il est de règle de conserver dans leur langue d’origine les mots de la langue générale qu'un usage local a consacrés, en particulier si leur utilisation présente un intérêt certain en raison de leur valeur culturelle ou historique. On officialise dans leur langue d'origine les spécifiques des toponymes amérindiens et inuits. Pour leur part, les points cardinaux inclus dans les odonymes et qui renseignent sur l'identité d'un tronçon par rapport à un autre ou sur la direction de la voie sont en français. Dans les cas d'usages concurrents d'une forme française et d'une forme dans une autre langue, la Commission de toponymie du Québec privilégie la première si l'usage local en est significatif. Par ailleurs, les mots de la langue générale qui entrent dans la composition des toponymes créés par la Commission de toponymie du Québec sont en français. 7.1.8 Choix des caractères Pour l’officialisation des toponymes autochtones, on utilise les caractères de l’alphabet latin. 7.1.9 Exclusion des noms de personnes vivantes ou décédées depuis moins d’un an Seuls les noms de personnes décédées depuis plus d'un an et ayant une importance historique certaine ou un lien étroit avec le lieu à désigner peuvent faire l'objet de tels choix. Lorsqu'un nom rappelant une personne vivante a un usage attesté depuis dix ans ou plus, ce nom peut être officialisé s'il répond aux trois conditions suivantes : a. Il est constitué d'un prénom, d'un nom de famille, d'un titre ou d'un surnom seul; b. Il ne fait pas référence à une personnalité notoire; c. Il ne désigne pas une entité majeure. 7.2 Autres critères de choix de la Ville Outre les précédents critères de choix de la Commission de toponymie du Québec, les critères de la présente section doivent guider dans le choix des toponymes municipaux. 7.2.1 Choix non controversé Le toponyme doit être un choix non controversé, c’est-à-dire que : a. On évite l'emploi de toponymes à connotation péjorative ou grossière, de même que les choix susceptibles de provoquer ou d'alimenter une opposition. b. On s'abstient d'employer des toponymes trop banals et ceux dont l'existence est largement répandue. c. Il faut proscrire l'utilisation des nombres et des lettres comme base de dénomination de lieux. d. On condamne l'attribution de toponymes qui peuvent servir de réclame à des marques de commerce ou à des entreprises commerciales ou industrielles. e. Il importe d'éviter les duplications de toponymes avec les municipalités avoisinantes pour éliminer toute confusion. 7.2.2 Caractère logique de la désignation Pour toutes désignations toponymiques, il doit y avoir l’existence d’un lien pertinent entre le toponyme proposé et le lieu à désigner (ex. : localisation et secteur, importance, thématique ou concept, etc.), et ce, dans le respect du système odonymique existant, s’il y a lieu. Par exemple, la notoriété du toponyme doit être reliée à la longueur de la voie de communication ou à l’importance du parc ou de l’édifice municipal. 7.2.3 Utilisation du même odonyme pour le prolongement de voies de communication Dans les cas de prolongement de voies de communication, les nouveaux tronçons doivent porter le même odonyme que le ou les tronçon(s) existant(s), et ce, malgré un ou plusieurs changement(s) de direction du tronçon projeté. Ce critère doit être appliqué pour des raisons de sécurité publique et considérant que les odonymes composent les adresses des immeubles puisque ceux-ci pourraient engendrer une confusion de lieux. 7.3 Critères de priorisation des toponymes Les critères de priorisation de la présente section doivent guider dans le choix des toponymes municipaux. 7.3.1 Majorité de toponymes féminins La présente Politique vise à adopter annuellement principalement des toponymes féminins, préférablement aux toponymes masculins, afin d’atteindre ultimement l’équité et la parité de toponymes homme-femme. Vu le nombre de toponymes masculins plus important dans les noms actuellement officialisés, une très grande majorité de toponymes féminins sont retenus, sauf exception, et ce, prioritairement pour les entités municipales significatives. 7.3.2 Sentiment d’appartenance et représentativité de notre diversité culturelle Le toponyme est susceptible de renforcer le sentiment d’appartenance à la Ville de Sherbrooke. Il met en valeur l’identité sherbrookoise, les lieux d’appartenance, la diversité culturelle de la population ainsi que le caractère bilingue de l’arrondissement de Lennoxville, en plus de favoriser le développement de Sherbrooke vers une mosaïque de noyaux urbains. La présente Politique vise à prioriser annuellement les noms issus de la diversité culturelle. 7.3.3 Critères d’analyse d’une désignation L’analyse des toponymes municipaux doit se baser sur les critères d’analyse que la Ville s’est donnés dans la désignation des toponymes municipaux, à savoir, par ordre de priorité : 1) Évoquer, prioritairement, la mémoire d’une personnalité féminine historique ou contemporaine, prioritairement une personne de la ville ou de la région, qui a marqué significativement l’histoire ou l’actualité récente de Sherbrooke ou de la région et qui s’est distinguée dans un ou plusieurs domaine(s) suivant(s) : artistique, culturel, communautaire, économique, éducatif, littéraire, politique, militaire, religieux, scientifique, social et sportif (ex. : centre communautaire et culturel Françoise-Dunn, rue Micheline-Goulet, rue Idola-Saint-Jean, parc Hélène-Boullé, rue Yolande-Vanier); 2) Évoquer, prioritairement, un terme, un personnage (prioritairement une femme), un lieu, un fait ou un événement historique ou contemporain abénakis ou en lien avec les Premières Nations, prioritairement de la ville ou de la région, pour permettre une meilleure représentativité des toponymes abénakis (ex. : rue Pimihlôsek, rue Alsigon, rue des Abénaquis, lac des Nations, rue Kateri, rue des Inuits); 3) Évoquer, prioritairement, un terme, un personnage (prioritairement une femme), un lieu, un fait ou un événement historique ou contemporain qui fait référence à l’inclusion et à la diversité culturelle de la ville ou de la région pour permettre une meilleure représentativité de l’identité sherbrookoise, des lieux d’appartenance et de la diversité culturelle de la population ainsi que du caractère bilingue de l’arrondissement de Lennoxville (ex. : chemin des Écossais, rue Little Forks (utilisé par les premiers voyageurs et colons anglophones pour la confluence des rivières Saint-François et Massawippi), rue Fabi sherbrookoise, les lieux d’appartenance, la diversité culturelle de la population ainsi que le caractère bilingue de l’arrondissement de Lennoxville, en plus de favoriser le développement de Sherbrooke vers une mosaïque de noyaux urbains. La présente Politique vise à prioriser annuellement les noms issus de la diversité culturelle. 7.3.3 Critères d’analyse d’une désignation L’analyse des toponymes municipaux doit se baser sur les critères d’analyse que la Ville s’est donnés dans la désignation des toponymes municipaux, à savoir, par ordre de priorité : 1) Évoquer, prioritairement, la mémoire d’une personnalité féminine historique ou contemporaine, prioritairement une personne de la ville ou de la région, qui a marqué significativement l’histoire ou l’actualité récente de Sherbrooke ou de la région et qui s’est distinguée dans un ou plusieurs domaine(s) suivant(s) : artistique, culturel, communautaire, économique, éducatif, littéraire, politique, militaire, religieux, scientifique, social et sportif (ex. : centre communautaire et culturel Françoise-Dunn, rue Micheline-Goulet, rue Idola-Saint-Jean, parc Hélène-Boullé, rue Yolande-Vanier); 2) Évoquer, prioritairement, un terme, un personnage (prioritairement une femme), un lieu, un fait ou un événement historique ou contemporain abénakis ou en lien avec les Premières Nations, prioritairement de la ville ou de la région, pour permettre une meilleure représentativité des toponymes abénakis (ex. : rue Pimihlôsek, rue Alsigon, rue des Abénaquis, lac des Nations, rue Kateri, rue des Inuits); 3) Évoquer, prioritairement, un terme, un personnage (prioritairement une femme), un lieu, un fait ou un événement historique ou contemporain qui fait référence à l’inclusion et à la diversité culturelle de la ville ou de la région pour permettre une meilleure représentativité de l’identité sherbrookoise, des lieux d’appartenance et de la diversité culturelle de la population ainsi que du caractère bilingue de l’arrondissement de Lennoxville (ex. : chemin des Écossais, rue Little Forks (utilisé par les premiers voyageurs et colons anglophones pour la confluence des rivières Saint-François et Massawippi), rue Fabi sherbrookoise, les lieux d’appartenance, la diversité culturelle de la population ainsi que le caractère bilingue de l’arrondissement de Lennoxville, en plus de favoriser le développement de Sherbrooke vers une mosaïque de noyaux urbains. La présente Politique vise à prioriser annuellement les noms issus de la diversité culturelle. 7.3.3 Critères d’analyse d’une désignation L’analyse des toponymes municipaux doit se baser sur les critères d’analyse que la Ville s’est donnés dans la désignation des toponymes municipaux, à savoir, par ordre de priorité : 1) Évoquer, prioritairement, la mémoire d’une personnalité féminine historique ou contemporaine, prioritairement une personne de la ville ou de la région, qui a marqué significativement l’histoire ou l’actualité récente de Sherbrooke ou de la région et qui s’est distinguée dans un ou plusieurs domaine(s) suivant(s) : artistique, culturel, communautaire, économique, éducatif, littéraire, politique, militaire, religieux, scientifique, social et sportif (ex. : centre communautaire et culturel Françoise-Dunn, rue Micheline-Goulet, rue Idola-Saint-Jean, parc Hélène-Boullé, rue Yolande-Vanier); 2) Évoquer, prioritairement, un terme, un personnage (prioritairement une femme), un lieu, un fait ou un événement historique ou contemporain abénakis ou en lien avec les Premières Nations, prioritairement de la ville ou de la région, pour permettre une meilleure représentativité des toponymes abénakis (ex. : rue Pimihlôsek, rue Alsigon, rue des Abénaquis, lac des Nations, rue Kateri, rue des Inuits); 3) Évoquer, prioritairement, un terme, un personnage (prioritairement une femme), un lieu, un fait ou un événement historique ou contemporain qui fait référence à l’inclusion et à la diversité culturelle de la ville ou de la région pour permettre une meilleure représentativité de l’identité sherbrookoise, des lieux d’appartenance et de la diversité culturelle de la population ainsi que du caractère bilingue de l’arrondissement de Lennoxville (ex. : chemin des Écossais, rue Little Forks (utilisé par les premiers voyageurs et colons anglophones pour la confluence des rivières Saint-François et Massawippi), rue Fabi l’abréviation d’un second prénom et du nom ne peut être utilisé pour un odonyme; exemple : Hélène-C.-Gagnon.
Signalisation toponymique Pour toutes les désignations toponymiques les éléments suivants sont obligatoires : le générique : le générique décrit le type de toponyme : rue, boulevard, parc, ruisseau, passerelle, édifice, etc.; la ou les particules de liaison : la particule de liaison fait le lien entre le générique et le spécifique. Par ailleurs, en écrivant rue de Québec, nous savons qu’il s’agit de la ville de Québec et non de la province, que l’on aurait écrit rue du Québec; le spécifique : le spécifique est habituellement un nom propre comme un patronyme, un nom de ville, de pays, de région) ou un nom commun (comme celui d’une roche, d’une fleur, etc.); la notice : la notice explique le spécifique. Par exemple : Région de France (2e Guerre mondiale).