Lévis La toponymie
• La toponymie relève de plusieurs dimensions: ➢L’identité ➢La localisation et la sécurité ➢La commémoration et la mémoire ➢Impact durable et à long terme
• La toponymie revêt un caractère subjectif et discrétionnaire qui ont un impact durable pour les citoyens, les entreprises, les services publics, les services d’urgence et un grand nombre d’organisations. « Les noms de rues dans une ville ont plus d'importance qu'on le croit généralement. À ceux qui ne veulent pas ou qui n'ont pas le temps de lire, ils sont une leçon d'histoire qu'ils apprennent d'autant plus facilement qu'elle est toujours sous leurs yeux ».
Processus d’attribution
• Des toponymes sont attribués: ➢Lors de l’ouverture de nouvelles rues; ➢Lors de la planification de nouveaux développements; ➢Lors de la création d’un nouveau parc ou espace vert; ➢Lors d’un processus de correction ou d’harmonisation; ➢Exceptionnellement, lors d’un processus de commémoration.
• Habituellement, lors d’un processus de commémoration, la demande est déposée par la famille, des amis, une organisation ou un groupe de personnes ou initié par la Ville.
Principes d’attribution des noms de lieux Principe 1 : Un nom doit être pleinement significatif en fonction du lieu où il est attribué. Principe 2 : Les propositions de noms de lieux et d’autres entités publiques reposent sur les sujets suivants : ➢ Rappel de l’histoire locale ; ➢ Rendre hommage aux femmes et aux hommes qui ont réalisé des actions significatives dans leur communauté ; ➢ Faire référence à la géographie, la topographie, phénomènes biophysiques ou autres éléments naturels de l’environnement immédiat de la voie. Par exemple : rue du Cran, rue des Ravines, rue de l’Affluent, rue de l’Étale ; ➢ Développer le sentiment de fierté et d’attachement pour son quartier et son environnement; ➢ Évoquer des éléments disparus significatifs localement. Par exemple, rue de la Briqueterie, rue du Manoir, rue Longwood; ➢ Rappel des activités traditionnelles et des usages des appellations populaires ; ➢ Simplicité et facilité de l’usage du nom ; ➢ Poursuite des thématiques existantes ou création d’une nouvelle thématique.
Principe 3 : La sécurité et la localisation doivent toujours être considérées pour l’attribution d’un nom. Ainsi, dans un quartier donné, on évitera la multiplication de noms composés ou un nom dont la prononciation peut être difficile. Principe 4 : S’assurer de la cohésion du nom attribué à long terme. On évite ainsi l’attribution de noms ou d’expressions à un lieu qui peut changer de vocation. Par exemple : rue Commerciale, rue Industrielle, rue Principale, etc. Principe 5 : Le travail en toponymie tente d’être le plus cohérent possible avec des orientations d’organismes sur le territoire. Par exemple, la commission consultative Femmes et ville pour la valorisation des noms de femmes dans la toponymie.
Principe 6 : Éviter la répétition de noms (doublons) ou les homophones (chemin du Sault vs rue Dussault). Principe 7 : Éviter toute commémoration spontanée ou hâtive. Selon la Commission de toponymie du Québec, une période d’un an doit être respectée à la suite du décès d’une personne avant que son nom soit attribué à une entité. L’accord et l’appui de la famille est important pour l’attribution du nom d’une personne à une entité. Le nom d’une personne doit être attribué à un lieu ainsi qu’à un moment qui est jugé significatif. Principe 8 : La toponymie devrait représenter l’ensemble de la communauté lévisienne. En ce sens, les personnes honorées devraient représenter la diversité des domaines de la société qui la compose. Par exemple : l’engagement communautaire, le bénévolat, figures historiques, personnalités sportives, etc.
Principe 9 : L’usage d’un toponyme dont la prononciation peut porter à confusion ou à d’autres interprétations est à éviter. Par exemple, on évitera l’usage d’un nom à double sens. Principe 10 : Tout toponyme doit respecter les règles d’écriture établies par la Commission de toponymie du Québec.
La ville de Lévis est composée d’une multitude d’éléments qui possèdent chacun leur identité propre. On a qu’à penser aux noms de rues, aux arrondissements, aux édifices publics, etc. Que ce soit dans un communiqué de presse, une résolution du conseil de la Ville, une fiche de prise de décision ou un projet de signalisation, il est impératif que les éléments soient proprement identifiés et correctement orthographiés. Ce guide a pour objectif de dresser les balises d’écriture spécifiquement pour les éléments en usage dans les différentes directions à la Ville de Lévis. Cela permettra d’uniformiser les pratiques d’écritures, le bon usage des références et de s’assurer de la bonne orthographe. Chaque toponyme, c’est-à-dire un nom de lieu, est adopté par résolution du conseil, il est donc nécessaire que son usage soit fait de manière appropriée. L’écriture et le bon usage des noms de lieux sont des éléments balisés par les normes et principes de la Commission de toponymie du Québec, qui relève de l’Office de la langue française du Québec.1 Quartier ou secteur Pintendre? Rue Bernières ou rue de Bernières? Voilà des exemples où vous trouverez les précisions dans ce guide et les bons usages à appliquer. Vous trouverez également à la fin du document une série d’outils et de liens qui vous seront certainement utiles dans d’autres projets de rédaction.
LES ARRONDISSEMENTS L’arrondissement est une entité qui est créée en fonction de la Charte de la Ville de Lévis pour la répartition des pouvoirs et des compétences administratives. Le territoire de la ville est divisé en trois arrondissements :
• Arrondissement Chutes-de-la-Chaudière-Ouest (CCO)
• Arrondissement Chutes-de-la-Chaudière-Est (CCE)
• Arrondissement Desjardins Dans l’usage approprié des noms d’arrondissements, on évite d’utiliser la particule « de » ou « des ». Par exemple : √ Usage approprié : « dans l’arrondissement Chutes-de-la-Chaudière-Ouest » X Usage à éviter : « dans l’arrondissement des Chutes-de-la-Chaudière-Ouest »
Bien que l’usage usuel « dans l’Ouest » et « dans l’Est » soit généralement répandu dans l’appareil administratif pour désigner l’arrondissement Chutes-de-la-Chaudière-Ouest ou Est, il n’est pas recommandé d’en faire usage avec les citoyens afin d’éviter toute confusion. Rappelons que pour certains, l’expression « dans l’Est » peut également correspondre avec l’arrondissement Desjardins, qui se trouve physiquement dans l’est de la ville. L’arrondissement a d’abord un caractère administratif et n’est pas utilisé à des fonctions de localisation ou d’identification, à l’instar d’un nom de rue ou de secteur. Les noms des arrondissements reprennent essentiellement ceux des deux anciennes MRC présentes sur le territoire de Lévis. Il s’agissait des MRC des Chutes-de-la-Chaudière et Desjardins. [Texte à revoir si les noms d’arrondissements sont changés]
LES SECTEURS Les secteurs sont des entités rappelant les anciennes municipalités qui composent aujourd’hui la ville. Les secteurs n’ont aucune valeur juridique ni administrative, contrairement aux districts électoraux et aux arrondissements, et ne sont utilisés qu’à des fins de précision et de localisation. Puisque le territoire de Lévis est grand, le nom de secteur peut être utilisé pour préciser un lieu. Par exemple : « Un concert aura lieu ce soir au parc de l’Anse-Benson dans le secteur Saint-Romuald. » « La partie se déroulera à l’aréna André-Lacroix, secteur Lauzon. » Dans l’usage approprié des noms de secteurs, on évite d’utiliser la particule « de ». Par exemple : √ Usage approprié : « dans le secteur Saint-Romuald » X Usage à éviter : « dans le secteur de Saint-Romuald » Cette dernière expression réfère davantage à « dans les environs de… ». Les noms de secteur officiels reconnus par la Commission de toponymie du Québec sont les suivants :
• Secteur Saint-Nicolas
• Secteur Bernières*
• Secteur Saint-Étienne-de-Lauzon
• Secteur Saint-Rédempteur
• Secteur Charny
• Secteur Sainte-Hélène-de-Breakeyville ou Breakeyville
• Secteur Saint-Romuald
• Secteur Saint-Jean-Chrysostome
• Secteur Saint-David*
• Secteur Lévis
• Secteur Pintendre
• Secteur Saint-Joseph-de-la-Pointe De Lévy
• Secteur Lauzon* * Ces noms réfèrent à d’anciennes municipalités fusionnées avant la formation de l’actuelle Ville de Lévis. La limite du secteur est généralement celle de l’ancienne municipalité qu’il représente. Le nom de secteur ne doit jamais être utilisé dans une adresse postale. Depuis 2015, le seul nom de municipalité accepté par Postes Canada sur notre territoire est Lévis. Pour abréger certains noms, il est accepté d’utiliser la désignation Breakeyville en remplacement de Sainte-Hélène-de-Breakeyville ainsi que Saint-Joseph en remplacement de Saint-Joseph-de-laPointe De Lévy.
LES GÉNÉRIQUES Le générique est la désignation technique du type de voie. En ce sens, une rue et un boulevard n’ont pas la même signification. Les génériques les plus courants sont les suivants : rue, avenue, route, chemin, boulevard et côte. Les génériques « boulevard » et « avenue » désignent réfèrent davantage à une réalité urbaine et commerciale alors qu’à l’inverse, le chemin réfère à une réalité rurale et est d’importance secondaire par rapport à une route. Pour en savoir davantage sur la définition de chacun des génériques, nous vous invitons à consulter le guide produit à cette fin par la Commission de toponymie du Québec. 2 Il est nécessaire de s’assurer que le générique choisi reflète adéquatement la réalité. À ce sujet, nous pouvons rappeler l’exemple du boulevard Méthot dans le secteur Saint-Nicolas, qui constitue une certaine curiosité. Il s’agit bien d’un boulevard au niveau technique, mais il se trouve dans un quartier résidentiel qui ne correspond en rien à une agglomération densifiée qui nécessiterait ce type d’infrastructure. Le générique doit toujours être écrit en minuscule, sauf sur une plaque de nom de rue ou un panneau de signalisation, ou lorsqu’il est placé dans une liste, un tableau, une carte ou un graphique. Par exemple : 2175, chemin du Fleuve; 795, boulevard Alphonse-Desjardins
LA HIÉRARCHIE DES ENTITÉS Il est important que chacun des éléments soit correctement orthographié, mais également bien utilisé. Deux types de hiérarchie doivent être utilisés, l’une administrative, l’autre pour la localisation. La hiérarchie administrative place en ordre d’importance les entités qui concernent l’aspect administratif ou politique de la municipalité. Elle est utilisée, par exemple, pour une demande de permis, une requête administrative, un processus électoral municipal ou tout besoin concernant un service de la ville. Les éléments se déclinent ainsi en ordre d’importance : Ville, arrondissement, district électoral, nom de rue, numéro de porte. La hiérarchie de localisation est davantage d’ordre pratique. Elle sert à informer, localiser et préciser un lieu pour différents services. Les éléments se déclinent ainsi en ordre d’importance : Ville, arrondissement, secteur, quartier, nom de rue, numéro de porte.
PARCS ET ESPACES VERTS À l’instar d’un nom de voie de circulation, le nom d’un parc est toujours composé d’un générique, d’un spécifique de particules et parfois même d’un qualificatif. Dans cette catégorie, le générique est souvent « parc », il peut être également un espace, une terrasse, un quai, un belvédère, un parcours, etc. Tout comme la voie de circulation, il est indispensable que le générique choisi soit bien approprié. Le générique doit toujours être écrit en minuscule, sauf sur un panneau de signalisation ou lorsqu’il est placé dans une liste, un tableau, une carte ou un graphique. Par exemple :
• Parc des Chutes-de-la-Chaudière
• Le paysage est spectaculaire au parc des Chutes-de-la-Chaudière Il arrive parfois que le générique soit accompagné d’un qualificatif. Par exemple un parc régional, un parc linéaire, une réserve écologique, etc. Dans ces cas, le qualificatif doit être écrit en minuscule. Par exemple :
• Le parc régional de la Pointe-De La Martinière
• La réserve écologique de la Grande plée Bleue En ce qui a trait au spécifique, il s’agit des mêmes règles d’écriture applicables aux noms de voie de circulation.
ÉDIFICES MUNICIPAUX Quelques édifices municipaux ont été nommés afin de commémorer la mémoire d’une personne ou en rappel d’un élément particulier. Le générique choisi est en fonction de l’usage du bâtiment : édifice, caserne, aréna, etc. Tout comme pour les voies de circulation et les parcs, le générique doit toujours être écrit en minuscule, sauf sur un panneau de signalisation ou lorsqu’il est placé dans une liste, un tableau, une carte ou un graphique. Le prénom et le nom sont toujours séparés par un trait d’union. Lorsque le spécifique honore la mémoire d’une personne, il est impératif de bien écrire le nom, en respect à la personne commémorée. Par exemple :
• Aquarena Léo-Paul-Bédard et non pas Aquarena Léopold-Bédard Pour s’assurer de la bonne orthographe du nom d’édifice, nous vous invitons à consulter le répertoire toponymique.